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Les Wayúu se définissent comme le peuple amérindien des sables, du soleil et du vent. Cette  communauté indigène est la plus importante de la Colombie et du Venezuela. Elle regroupe plus de 500 000 personnes vivant ensemble  dans la province de La Guajira : une zone désertique située entre le Nord-Est de la Colombie et l’Ouest du Venezuela.

Les Wayúu, survivants de la région de la Guajira

Les Wayúu sont les seuls à ne pas s’être soumis aux conquistadors espagnols. Ils ont conservé leurs traditions, leurs coutumes et même leur langue, le wayuunaiki. C’est d’ailleurs de celle-ci que vient le terme « Wayúu », qui veut dire « personne », « indigènes de la même ethnie », « allié », et par lequel ils se sont eux-mêmes baptisés. Ils sont, cependant, de plus en plus dans les jeunes générations à parler l’espagnol aussi.

Ils ont également leur propre système législatif, reconnu par l’UNESCO et enregistré en 2010 au patrimoine immatériel. Celui-ci leur permet de régler eux-mêmes leurs conflits. De par ses savoirs ancestraux reçus en héritage, le Pütchipü’üi est chargé de rendre justice. Après un long débat entre les deux parties, il détermine le “fauteur” qui est alors soumis à des excuses publiques et au règlement d’une dette envers la partie adverse.

Le Pütchipü’üi est la seule figure masculine importante chez les Wayúu. En effet, dans cette culture ancestrale riche en croyances et en rituels, la femme est au cœur de toute l’organisation de la communauté. C’est un des derniers peuples qui fonctionne avec un système matrilinéaire.

L’importance des femmes Wayúu

Les femmes wayúu protègent le foyer, gèrent les dépenses et prennent les décisions importantes. C’est aussi exclusivement par les femmes que se fait l’éducation, la transmission du « sang » Wayúu et des traditions. Parmi elles, un savoir-faire ancestral transmis de mères en filles : le tissage. Les tisserandes confectionnent des mochilas (sacs en espagnol), des pochettes, des bracelets et des hamacs. Elles s’inspirent de leur vie quotidienne, de leurs croyances et de leur environnement. Chaque modèle est unique !

Cet artisanat constitue l’une des principales sources financières  de ces communautés.

Les hommes contribuent aussi à leur manière : ils s’occupent des activités agricoles et surtout ils sont les garants de la réputation de leur clan hors de la communauté Wayuu. Hommes et femmes ne vivent pas sous le même toit.

Le mariage fait surtout office d’arrangement entre les clans, matérialisé par une dot, souvent du bétail.

Un peuple natif menacé

Cette richesse culturelle ne leur suffit plus pour survivre dans cette zone menacée. L’exploitation des ressources minières dans le désert de La Guajira par le gouvernement rend ce territoire de plus en plus aride et hostile. Une partie des Wayúu, « chassée » de son propre territoire, a dû s’exiler en ville, abandonnant ainsi sa culture.

Les conditions de vie des Wayúu sont de plus en plus difficiles. Le manque d’accès à l’eau est le plus gros problème de ses populations. Ils doivent parfois marcher des heures pour atteindre le point d’eau dans lequel ils boivent, se lavent et le partage avec le bétail. Comme si cela ne suffisait pas, les problèmes liés à la crise sanitaire mondiale du COVID-19 n’arrangent guère les choses.

Il est important de préserver ses communautés ancestrales qui ont tant à apprendre au “monde moderne”. Créer un lien avec cette communauté et revendre leur artisanat en France, à juste prix, est pour nous une manière de leur venir en aide par le biais d’une économie solidaire.